Le tribunal de Venise, en Italie, a annoncé la création d'une cellule de crise afin d'accélérer le traitement des demandes de naturalisation. Cette mesure a été révélée par le journal télévisé TGR Veneto, diffusé sur la chaîne publique Rai 3.
Le groupe est composé de huit magistrats honoraires, affectés à la section spécialisée en protection internationale. L’initiative vise à réduire l’arriéré des procédures généré par les changements dans les règles de reconnaissance de la citoyenneté.
« Afin de réduire l’arriéré des dossiers, un groupe de travail composé de huit magistrats honoraires a été nommé à la section spécialisée dans la protection internationale — une question de droit, une question politique, avec de nombreux intérêts en jeu en arrière-plan. » indique le rapport.
O Décret-loi 36 Entrée en vigueur le 28 mars, cette loi a durci les critères d'obtention de la nationalité italienne par filiation. Désormais, seuls les enfants de citoyens italiens nés en Italie, les enfants de parents ayant résidé dans le pays pendant au moins deux ans avant leur naissance, ou les petits-enfants directs de citoyens italiens sont éligibles.
Les procédures engagées avant le 27 mars restent valables, tant auprès des consulats que dans les mairies ou les tribunaux italiens. Des milliers de demandes devraient être actuellement à l’étude.
Le décret, qui entre en vigueur immédiatement, doit être approuvé par le Parlement dans les 60 jours pour devenir loi définitive. Sinon, il perd sa validité. Des experts juridiques se mobilisent pour évaluer les éventuelles inconstitutionnalités des nouvelles exigences.
Le changement a été justifié par le gouvernement italien comme une réponse au « besoin extraordinaire et urgent » de limiter la transmission automatique de la citoyenneté aux personnes nées et résidant hors d’Italie. Le débat se déplace désormais sur le terrain politique.








































